Lou

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  • : Un bloc-notes sur la toile. * Lou, fils naturel de Cléo, est né le 21 mai 2002 († 30 avril 2004).

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Uncontacted tribes

 

Un lien en un clic sur les images.

17 décembre 2009 4 17 /12 /décembre /2009 07:21

 

Officialcontent


Le clip des Jeunes de l'UMP, conçu sous la forme d'un Lipdub dynamique et novateur, sera la vitrine du Mouvement pour l’année 2010, et a pour ambition de démontrer le véritable engagement des Jeunes Populaires, pour inciter activement les français à nous rejoindre.


Ailleurs -

Le lip dub officiel de l'UMP (Décembre 2009) Déja CULTE ^^ N'hésitez à faire tourner la vidéo pour partager votre consternation !

Et ça tourne, Polissman.


Seul commentaire, celui de l'Homo aestheticus, Luc Ferry au Figaro sur le Lip Dub de l'UMP : dégoulinant de bêtise...


...notre propos sur Libellus étant seulement de l'ordre de l'esthétique. Point.
 

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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 00:01

 
 


Oui, c'est bien notre Chan (
, tch'an), Bobo de son nom de scène.


http://ddata.over-blog.com/1/86/00/16/d-cembre-2009/tchan/TchanCheng.jpg

Ici, savourant entre deux tournages un moment de détente au jardin avec sa fiancée, Sheng (, sheun), le jeune mannequin en vogue.
 

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13 décembre 2009 7 13 /12 /décembre /2009 00:01

 

Les Chevaliers du Fiel, Chasseurs
 

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11 décembre 2009 5 11 /12 /décembre /2009 00:05

 

Encore Jean-Daniel Pollet.
 


Les Chevaliers du Fiel, Je te prendrai nue dans la Simca 1000, 1996

En 1988, Éric Carrière, docteur en sociologie, alias
Magalie, et Francis Ginibre, diplômé des Beaux-Arts, alias le sage ramasse-feuilles, inventent Les Chevaliers du Fiel. Et c'est pas triste.

En 2009, Lou de Libellus publie une somme sur
l'art de l'hypocrisie.

La page commence par une tirade de Dom Juan et se poursuit par quelques lignes sur Roman Polanski [note 1] amoureux des mannequins qu'il photographiait (pour Vogue), ce qui est la moindre des choses pour un amoureux de l'image argentique, puis quelques lignes sur Frédo, alias La Trique culturellement repentie, enfin sur L'Innocent rouge et vert.
 
Que deviennent les jeunes filles en fleurs, fanées peut-être ?

La Simca 1000, même au parking...
 

 


[1] Alain Finkielkraut, bienvenue ! (et si la vidéo s'efface, on la garde en réserve). On appréciera le ministre de la culture François Mitterrand [sic].
 

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7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 15:07

 


 

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5 décembre 2009 6 05 /12 /décembre /2009 11:23

  

Par rapport à l'existence individualiste de ruraux, d'artisans, de commerçants, de rentiers, qui depuis tant de siècles avait été celle de nos pères, les Français d'aujourd'hui se voient contraints, non sans quelque peine, à une vie mécanisée et agglomérée. Aux usines, ateliers, chantiers, magasins, le travail exige des gestes uniformément réglés, dans d'immuables engrenages, avec les mêmes compagnons. Point d'imprévu dans les bureaux où l'on ne change ni de sujets ni de voisins, suivant les lignes sans fantaisie d'un plan ou les schémas d'un ordinateur. N'étaient les aléas que comportent les intempéries, l'agriculture n'est plus que la mise en œuvre d'un appareillage automatique et motorisé en vue de productions étroitement normalisées. Quant au commerce, il s'installe en marchés-type, rayons de série, publicité autoritaire. Le logement de chacun est un alvéole quelconque dans un ensemble indifférent. C'est une foule grise et anonyme que déplacent les transports en commun et nul ne roule ou ne marche sur une route ou dans une rue sans s'y trouver encastré dans des files et commandé par des signaux. Les loisirs mêmes sont, à présent, collectifs et réglementés : repas rationnellement distribués dans des cantines ; acclamations à l'unisson dans les enceintes des stades sportifs ; congés qui se passent sur des sites encombrés, parmi des visiteurs, campeurs, baigneurs, alignés ; détente du jour et de la nuit, chronométrée pour les familles dans d'homothétiques appartements où toutes, avant de s'endormir, voient et entendent simultanément les mêmes émissions des mêmes ondes. Il s'agit là d'une force des choses, dont je sais qu'elle est pesante à notre peuple plus qu'à aucun autre en raison de sa nature et de ses antécédents et dont je sens que, par une addition soudaine d'irritations, elle risque de le jeter un jour dans quelque crise irraisonnée.


Ce brûlot tranquille [note 1] peignant la vie quotidienne en France dans les années 1960 n'est pas une page secrète de Georges Pérec [note 2] ou de Jean Baudrillard [note 3]. Stirner ? Proudhon ? Nietzsche ? dans les années 1960...
 

En 1959, la participation, plus tard au cœur du débat de mai 68, est proposée sans contrainte.


[...] par Ordonnance du 7 janvier 1959, la voie est ouverte à l'intéressement des travailleurs aux profits des entreprises. Que les contrats passés à ce titre entre la direction et le personnel comportent simplement un prélèvement sur les résultats, ou qu'ils instituent la participation au capital et à l'autofinancement, ou qu'ils organisent une société dont chaque ingénieur, chaque ouvrier, chaque employé, est membre et actionnaire, les exonérations fiscales assurées par l'Etat sont considérables. Il est vrai que si la loi fixe ainsi les conditions dans lesquelles doit jouer l'association elle admet que celle-ci soit encore facultative. Aussi quels que soient les avantages qu'offre une pareille innovation quant à la productivité et quant aux rapports sociaux et les conclusions favorables qu'en tirent tous ceux qui l'expérimentent, elle ne va être appliquée que par un nombre restreint d'entreprises. A son encontre se conjuguent, en effet, les préventions des patrons et celles des syndicats, figés dans un état d'opposition réciproque, où les premiers pensent pouvoir, grâce à une résistance éprouvée, se maintenir dans leurs citadelles et où les seconds trouvent la justification de leur action exclusivement revendicative et de leur refus d'en exercer une autre qui puisse être positive. Malgré tout, une brèche est ouverte dans le mur qui sépare les classes. C'est en élargissant le passage qu'on pourra, un jour, faire en sorte que la réforme capitale de la participation donne à la société moderne la base nouvelle de sa vie.

Charles de Gaulle, Mémoires d'espoir, I, Le Renouveau, 1958-1962, L'Economie, Plon, 1970


En vérité, il est grand temps de prouver que les fiefs politiques, professionnels, journalistiques, fussent-ils additionnés, n'expriment pas la volonté du peuple non plus qu'ils ne défendent son intérêt collectif.

Charles de Gaulle, Mémoires d'espoir, II, L'Effort, 1962-..., Chapitre premier, Plon, 1971


[...] il nous reste à accomplir la profonde réforme humaine et sociale de la participation [...]

Charles de Gaulle, Mémoires d'espoir, II, L'Effort, 1962-..., Chapitre 2, Plon, 1971


L'idée est révolutionnaire, elle peut fonctionner (les Lip l'ont montré en 1976, après avoir déjà investi l'usine en 1973 en découvrant que les dirigeants, seuls maîtres de l'entreprise, cherchaient à liquider et licencier), la gestion de l'outil de travail par ceux qui travaillent fait peur - aux patrons d'industrie comme à ceux des syndicats.


En 1969, De Gaulle voudrait accomplir le projet. On peut prévoir une majorité d'opposition. Il préfère commencer par un référendum anodin, ou qui devait l'être, et mal bâti. Sur la réforme du Sénat (fusionné avec le Conseil économique et social - on s'en moquait) et la création des régions (une aventure qui laisse transparaître le projet - une société fédérée depuis les communautés).

Le dimanche 27 avril 1969, la réponse est : non. De Gaulle s'en va.

Le 28, il écrit de Colombey-les-Deux-Eglises : Je cesse d'exercer mes fonctions de président de la République. Cette décision prend effet aujourd'hui à midi.

 


Treize jours plus tard, on le voit seul en Irlande où il s'est retiré pour quelque temps. Il dit à Eamon de Valera, alors président d'Irlande : J'ai trouvé ici ce que je cherchais : être en face de moi-même.

La solitude, la pensée individuelle contre le chœur de l'agrégation, il l'a déjà connue. Pendant l'Occupation et jusqu'aux plages de la Libération (où nos amis Américains avaient débarqué avec leur administration et l'intention manifeste de coloniser le vieux continent - juste retour des choses, peut-être), puis en mai 68, à Baden-Baden.


Repliez vos mouchoirs.

La suite n'est pas triste, elle est signée Michel Onfray, évoquant les péripéties qui ont conduit au pouvoir un banquier matois, un inspecteur des finances arrogant, un avocat véreux et un énarque impulsif, tous complices de ceux qui ont installé l'histoire dans le registre hystérique et décérébré de la comédie de boulevard.


Aujourd'hui, l'esprit de 68 a été sinon étranglé, du moins fort mis à mal, par le recyclage massif auquel ont consenti les anciens combattants de cette époque.

Le Désir d'être un volcan, Trois photos du général, Grasset, 1996


Libre aux lecteurs de donner un nom au(x) nouveau(x) prince(s) de la lignée.


[1] Charles de Gaulle, Mémoires d'espoir, II, L'Effort, 1962-..., Chapitre 2, Plon, 1971
[2] Les Choses. Une histoire des années soixante, Julliard, 1965

[3] Le Système des objets,  Gallimard, 1968
 

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4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 15:01

 

 
Dans son dernier spectacle
, Le Grand Magic Circus du Kikimundo nous a offert La Chanson du scaphandrier, de René Baër et Léo Ferré.

Une chanson douce qui nous rappelle la vraie nature du Śūnyatā.

 

Mets ton habit, scaphandrier
Descends dans les yeux de ma blonde
Que vois-tu bon scaphandrier ?
Je vois un étrange attirail
Des fleurs, des oiseaux, du corail
Et de l'or en fines paillettes.

Mets ton habit, scaphandrier
Descends dans le cœur de ma blonde
Que vois-tu, bon scaphandrier ?
Je vois une source très pure
Je vois des rires et des deuils
Une oasis près d'un écueil.

Mets ton habit scaphandrier
Et dans le cerveau de ma blonde
Tu vas descendre, que vois-tu ?
Il est descendu, descendu...
Et dans les profondeurs du vide
Le scaphandrier s'est perdu...

Léo Ferré, La Chanson du scaphandrier


Henri Salvador, Le Scaphandrier

Claude Nougaro, Le Scaphandrier
 

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2 décembre 2009 3 02 /12 /décembre /2009 00:05

 

Fabriquer un homme exclusivement à coup de citations !

Robert Musil, Journaux I, Cahier 9, 1919/20, III, trad. Philippe Jaccottet, Seuil, 1981

Essayons.

Portrait du Lou en citations
(toutes extraites des Journaux, op. cit.).

Dès ma jeunesse, j'ai considéré l'esthétique comme une éthique.

Voici le cycle que je parcours avec la régularité d'une loi :

Je suis arrogant, négatif, reclus, subtil, heureux.

A bien des égards, ma lenteur à lire a déterminé mon destin. Avec cela, j'ai, ou du moins j'avais, la compréhension rapide.

Voici comment je puis décrire au plus près ma mémoire (et mon imagination aussi bien) : à tous égards, mes représentations ne sont pas concrètes, simple "constat" en quelque sorte. Je retiens rarement des détails ; seulement le sens, l'un des sens de la chose. C'est à partir d'une synthèse objective, tout à fait abstraite, presque absente, que se forment mes énoncés, d'une façon que je n'ai pas analysée.

Autant que possible, laisser parler les faits plutôt que les sentiments.

Sois actif - Fais toujours ce pour quoi tu as le plus de goût - Fais tout entièrement - et tu ne fumeras plus.

Etre juste assez en avance sur son temps, pour qu'il ne prête pas attention à vous.

Les pensées ne sont pas exposées jusqu'au bout
[...]

Méthode éminemment poétique.

[...] chez moi, la rhétorique prend le pas sur la pensée.

L'inhibition dans le travail coïncide peut-être avec mes vertiges.

Si vous avez le goût du jeu et une page libre...

Les citations peuvent être extraites de plusieurs textes et/ou supports, littérature, presse, cinéma, publicité, Paris-Turf, bande dessinée, chanson (même un air d'opéra), catalogue GiFi, encycliques (en bulles éventuellement).

Donnez ici le lien vers votre portrait, il sera reporté dans l'article.

Si vous n'avez pas un coin de toile à vous, écrivez en commentaire ou à Libellus. On vous fera une page.
 

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29 novembre 2009 7 29 /11 /novembre /2009 11:21
 

Robert Musil est un ingénieur, philosophe, romancier, essayiste et dramaturge, né le 6 novembre 1880 à Klagenfurt, en Carinthie, et mort le 15 avril 1942 à Genève, où il s'était réfugié après l’Anschluss.

L'Homme sans qualités
(Der Mann ohne Eigenschaften), publié en 1930 pour la première et la deuxième partie, en 1932 pour les trente-huit premiers chapitres de la troisième partie, est un roman se cherchant, comme A la recherche du temps perdu de Marcel Proust et Ulysse de James Joyce. La troisième partie, Vers le règne millénaire ou les criminels, a été complétée de nombreux fragments, en cours d'écriture, dans l'édition d'Adolf Frisé publiée en 1952.

A Vienne, dans les mois qui précèdent la guerre de 14-18, on s'intéresse au criminel Christian Moosbrugger, un fou étrangement lucide, et à la préparation du jubilé de l'Empereur François-Joseph, annonce du Règne millénaire tant attendu. Ulrich s'est mis en disponibilité pour mieux observer les frémissements de ses semblables : il abandonne ses qualités, ce qui définit (limite) son statut social et son identité individuelle, à la recherche d'une harmonie entre raison et sentiment, éthique et esthétique.

Musil rencontra, au fil de sa rédaction, de plus en plus de difficultés pour mener le projet à son terme. Le passage le plus abouti est peut-être ce fragment, très élaboré, des Souffles d'un jour d'été où Ulrich et sa sœur Agathe approchent le Règne de l'amour. Dans un autre fragment, ultérieur et en rupture avec l'intention première de Musil, ils consommeront...

il y travaillait encore quand la mort le surprit

Philippe Jaccottet


 

 

 

Frédéric Chopin, Etude en la mineur, op. 25, n°11 (Le Vent d'hiver), piano, Ignace Jan Paderewski, Philips,1999 (enregistrement, début XXe siècle)

> note

 


Le soleil, entre-temps, s’était élevé dans le ciel. Ils avaient abandonné les chaises telles des barques échouées dans l’ombre plate de la maison et s’étaient étendus sur une pelouse, dans la ronde profondeur du jour d’été. Ils étaient ainsi depuis assez longtemps et, bien que les circonstances eussent changé, ils en avaient à peine conscience. Pas plus qu’ils ne remarquaient l’arrêt de la conversation : elle était restée en suspens sans trahir la moindre faille.

Tel un fleuve silencieux, une neige de fleurs sans éclat tombant d’un groupe d’arbres en train de se faner flottait dans le soleil ; le souffle qui la portait était si doux qu’aucune feuille ne bougeait. Nulle ombre qui en descendît sur le vert des pelouses : celui-ci semblait s’assombrir de l’intérieur comme un regard. Tendrement et généreusement vêtus de feuilles par le jeune été, les arbres et les buissons qui se dressaient de chaque côté ou composaient l’arrière-plan du jardin semblaient des spectateurs déconcertés qui eussent participé, surpris et figés dans leur costume joyeux, à ces funérailles et à cette fête de la nature. Le printemps et l'automne, le langage et le silence de la nature, la magie de la vie et de la mort se mêlaient dans cette image. Les cœurs comme arrêtés, comme retirés de la poitrine semblaient s'associer dans l'air au silencieux convoi.
Robert Musil, L'Homme sans qualités, Troisième partie, Vers le règne millénaire ou les criminels, 55 - Souffles d'un jour d'été. (Fragment), trad. Philippe Jaccottet, Seuil, 1957

 


la magie de la vie et de la mort se mêlaient dans cette image

 


Funérailles et fête, union mystique liée par le regard du spectateur, en miroir.

 


"Alors le cœur me fut enlevé de la poitrine", a dit un mystique. Agathe s'en souvint.

[...]

Agathe, poussée par la curiosité, s'appuya sur un coude. "N'as-tu pas dit une fois, demanda-t-elle, qu'il existe deux possibilités foncièrement différentes de vivre, et qu'elles correspondent justement à deux tonalités distinctes du sentiment ? L'une serait celle du sentiment profane, à qui sont refusés le repos et l'accomplissement ; l'autre, je ne sais si tu lui avais donné un nom, devrait être sans doute celle du sentiment mystique, dont l'harmonie perdure, mais qui n'atteint jamais à la pleine réalité ?"

 

 Du côté du convoi mortuaire  

 Du côté de la chienlit 

 Du côté de la volonté de jouissance 

Les nihilistes (...)

Les activistes (...)

Les réalistes (Nietzsche)

Le refus
La léthargie
Le repli du temps

Le symbolique
La frénésie
La fuite du temps

L'acte *
Ni gagnants ni perdants **
Dans le temps ***


* La possession d'une idée (serait-ce la plus géniale depuis le commencement du monde - ce qui est d'ailleurs hors de question) ne compte pas. Nous devons nous efforcer anxieusement de la convertir en "actes" (selon la terminologie d'Emerson ou de Maeterlinck). Alors nous la possédons vraiment.

Journaux I, Cahier 4, 1899 ? - 1904 ou plus tard, 12, III, trad. Philippe Jaccottet, Seuil, 1981

un civilisé

[...]

C’est un monstre chez qui s’est développée jusqu’à l’absurde  cette faculté que nous avons de tirer des pensées de nos actes, au lieu d’identifier nos actes à nos pensées.

Si notre vie manque de soufre, c’est à dire d’une constante magie, c’est qu’il nous plaît de nous perdre en considérations sur les formes rêvées de nos actes, au lieu d’être poussés par eux.

[...]

Protestation contre l’idée séparée que l’on se fait de la culture, comme s’il y avait la culture d’un  côté et la vie de l’autre ; et comme si la vraie culture n’était pas un moyen raffiné de comprendre et d’exercer la vie.

Antonin Artaud, Le Théâtre et son double, 1938

 

 

**

 

Noir Désir, Gagnants / Perdants, 2008


*** La bonté supérieure est comme l'eau qui est apte à favoriser tous les êtres et ne rivalise avec aucun.

[...]

elle agit dans les moments favorables.

Lao-tseu, Tao-tö-king, VIII, trad. Liou Kia-hway, Gallimard, 1967

 


"Pourquoi donc ne sommes-nous pas des réalistes ?" se demanda Ulrich. 

 


 

NOTE

 

Un jour, alors que j'avais entendu un pianiste célèbre, la forme qu'avaient fait naître en moi ses incroyables accords était encore présente à mon oreille, lorsque je sus que je devais, ou que j'allais rencontrer une femme dont la silhouette serait identique à la forme des notes qui continuaient de retentir en moi. Au même instant, je me sentis littéralement envahi par le sentiment d'une vie spirituelle complètement transformée, une vie dont la place était à côté de cette femme. Il m'en resta la conscience que cette représentation d'une possibilité de vivre autrement qui m'avait détourné de mon existence ordinaire de façon aussi subite échappait au visible : il ne m'en restait qu'un souvenir sonore privé de contenu, vague, évanescent. Je ressentis quelque chose dont je n'avais jamais connaissance auparavant. Ce sentiment m'apparut, probablement à tort, non naturel, et même, de manière angoissante, insensé. Mais, malgré cela, je fus amené à penser et à comprendre tout autrement, d'une façon dont j'aurais été incapable auparavant.

cité par Jean-Pierre Cometti in L'Homme exact, Seuil, 1999

Avec en tête ces passages énervants entendus naguère joués par Paderewski

Journaux I, cf. supra

Je ne retiens aucune mélodie. Mais je sais exactement à quel moment un sentiment a surgi en moi. A cette époque, à dix-sept ans, quand Paderewski jouait, c'était lié à l'image d'une femme. Cette femme devait être plus âgée que moi ; mais je ne la voyais pas devant mes yeux, je sentais seulement mon inclination pour elle. A la minute près ; cela existe. J'avais aussi l'idée de conversations parfaitement absurdes avec elle, sans point ni virgule. Simplement : comme quand on est debout au soleil et frissonne sous la caresse du vent.

[Un feuillet de la Nachlass-Mappe IV/2, sans doute très postérieur à la note du Journal du 12 mars 1902]

Journaux, notes, cf. supra

 

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21 novembre 2009 6 21 /11 /novembre /2009 10:32
 

 

null 

_ Qui veut gagner des LLL ?... et nous appelons notre candidat, David !

_ Bonjour, David, comment t'appelles-tu ?

_ David.

_ David ! quel joli nom ! et tu as quel âge, David ?

_ 10 ans ! et qu'est-ce que tu aimes ?

_ La zik.

_ La zik ! et quelle zik ?

_ La bonne zik.

_ La bonne zik ! Mozart...

_ ... j'ai tout T'as tout moi !

_ David ! 10 ans ! et aujourd'hui tu joues pour l'association Libellus ?

_ Euh... c'est une assoc qui défend les artistes.

_ Et tu défends cette association...

_ ... Hé ! non ! les artistes !

_ 10 ans ! David !...

... David, tu sais que tu as trois épreuves, L, LL, LLL, et trois lutins, la claque, la poiren2, l'appel à un pote, et on commence par la première question à 1 L ! Ecoute !...



 
... Pour 1 L, c'est : 1/ Platée ?

_ Platée, je sais pas qui est-ce, mais c'est pas Platini, j'ai tous ses live !
[voir en bonus]

_ Alors, 1/ Platée, il faut choisir !

_ 1/ Platée.

_ Et la réponse est... 1/ Platée !

_ David ! 10 ans ! Maintenant, David, pour dix ans, non ! pour 2 LL, écoute !...


_ ... C'est : 1/ un cochon qu'on égorge, 2/ un cochon qu'on égorge ?

_ Un cochon qu'on égorge... ça pourrait... y a pas Coco, on dirait Coco ?

_ Non, c'est : 1/ un cochon qu'on égorge, 2/ un cochon qu'on égorge.

_ ...

_ Il te reste trois lutins...

_ ... La claque... quand on sait pas... je prends la poiren2.

_ Poiren2 ! Il reste : 1/ un cochon qu'on égorge.

_ Je fais confiance à la poiren2, alors : 1/ un cochon qu'on égorge.

_ Pour 2 LL, tu dis...

_ ... 1/ un cochon qu'on égorge.

_ Et c'est... un cochon qu'on égorge !

_ 2 LL, Mesdames et Messieurs, pour l'association Libellus ! Pour 3 LLL, David, écoute !...



_ ... Pour 3 LLL, c'est : 1/ un cochon qu'on égorge, 2/ deux cochons qu'on égorge, 3/ trois cochons qu'on égorge.

_ Y en a plus d'un, là.

_ Tu appelles un pote ?

_ Oui, je vais appeler Natrav.

_ Natrav ?

_ Oui, Natrav.

_ Allo, Natrav, ici Lou, David joue pour 3 LLL...

_ ... Dedjiou !

_ Ecoutez ! Top chrono !

_ Nat ?

_ Buon giorno, Dav !

_ Slt Nat, tj on the rocks ?

_ Glass on the rocks, yooouuuh, kid !

_ Alors, un cochon, deux cochons, trois cochons ?...

_ Les trois innocents /

_ / Il a dit : les trois innocents.

_ Il a rien dit.

_ ...

_ ... Am stram gram pic et pic et co lé gram bourre et bourre et ra ta tam am stram gram --- deux cochons.

_ 2/ deux cochons ?

_ Deux deux.

_ Et la réponse est... dans la vidéo...



... Renversant, non ? 3 LLL, David, 10 ans !...

... Et pendant le générique on écoute encore la paire d'ass !...



... La semaine prochaine, un spécial Obistro, featuring Cornelius Nyungura, avec notre invité surprise, le Grand Timonier !



Une production

Lou

 

Sur une idée d'Océane

 

Scénario, dialogues, montage

Lou

 

Zik

Claude Autant-Lara, La Traversée de Paris

Mélanie Georgiades

Christophe Martichon

 

Décors

René Goscinny

Albert Uderzo

 

Tous droits réservés, même pour l'URSS quand reviendra le temps des Kirghizes



 

BONUS

 

 

 

Platini in Les Restos du cœur, 1986



 

LIVRE D'OR

 

Cristophe Martichon


dgsara93

ba sitaime pa pk tu regarde tss

escalibur17

franchement tn concert a bandol et a paris etait super tes mon chanteur preferer et je le regrette po je tecoute tous les jour je connai tte tes chansons par coeur

eleagrosset

jdore c trop bien

maete1

waaaaaaww ta voie mec me fait perdre la tete tout tes chanson son belle c'est sur puis ce que s'est toi qui les chante o la la il faut que tu continue persone n'a ta façon de chanter ni de dancer et encore waaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaw

vever42320

olàlààààààààà ce mec me fait perdre la tête, il a des yeux cro cro beaux !! j'espere que ton fils a les tiens !!! un type que je ne ferais pas couché dans la baignoire!!!!!!!!lol tes chansons sont trop belles, ta voix uniques sa nous donne la joie de vivre! surtout la chanson ou tu parle de mon pere elle est sortir juste quand je l'ai perdu, j'ai cru que tu l'avais chanté pour moi, pour moi !! merci

 

Cornelius Nyungura

corneille c'est un chanteur que j'adore.Malgrer.
sont sucé il n'a pas pris la grosse tête.Il a su rester lui même.J'adore c'est textes.J'ai tous c'est albums.J'ai un livre sur sa vie.Mon rêve serais de le rencontrer.Cynthia

thiothio

bben je une fan decorneille de lador telement jaimerai bien ke vous venez sur le forum vous aussi.car corneille es un grand artist
octyre

Je crois que ma corneille est enrhumée car elle respire assez fort, garde le bec ouvert quand elle dort et je l'ai entendue tousser.
 

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