Lou

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  • : Un bloc-notes sur la toile. * Lou, fils naturel de Cléo, est né le 21 mai 2002 († 30 avril 2004).

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Survival

 

Uncontacted tribes

 

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8 novembre 2008 6 08 /11 /novembre /2008 09:25


 


Georges Brassens, Mourir pour des idées in Les Mots

Les idées ne sont que des opinions – soit ! Einstein, Oppenheimer, Sakharov, grands humanistes rebelles incompris, ont produit des opinions spectaculaires, du spectacle… au théâtre, mieux vaut être loin des premiers rangs.

Jacques Brel, Les Bourgeois in Les Heures

Une chanson méconnue, mal entendue, avec le temps, comme l'ont chanté Brassens et Ferré, les jeunes cons deviennent de vieux cons – Lou est entre deux âges…

Georges Brassens, Saturne in Les Heures

La petite pisseuse d'en face
, c'est la grande faucheuse, là encore il y a souvent une oreille mal connectée.
 


Indochine, J'ai demandé à la lune, interprété par Julie in L'Amor

Oui, nous préférons l'interprétation fragile de Julie à celle d'Indochine.

Boby Lapointe, Ca va ça vient, in L'Amor



 

Une traversée dédiée à Jeanne Favret-Saada.


Pour nos jeunes lecteurs, Jeannette a séjourné longtemps, presque trop longtemps, dans un bocage pas trop éloigné de Paris, tout de même, pour [faire semblant d'] établir que la sorcellerie, ça n'existait que par les mots : tant qu'on ne vous dit pas que vous êtes envoûtés, vous vous portez bien. Très fort ! Le plus fort, c'est que précisément à cette époque lointaine, dans les années '70, et dans ce bocage, Lou a connu un éleveur dont les vaches ne vêlaient plus, ne broutaient plus, ne ruminaient plus. Le vétérinaire local, un certain Tartignol ou à peu près qui a fait une brillante carrière politique dans un parti majoritaire, en ce temps comme aujourd'hui, dont nous tairons le nom, ne trouvait pas (pour Stina de la Caterie, il a trouvé ! il a trouvé une poussée d'urticaire, c'était la maladie de Carré ; le second vétérinaire, qui ne faisait pas dans la politique, a fait ce qu'il a pu, le mal était fait, Stina est morte). Notre éleveur a fait appel à un désensorceleur. Il est venu, il s'est assis au milieu du pré, il n'a pas chuchoté à l'oreille des vaches, il est resté assis environ deux heures, puis il est ressorti en disant, sans se retourner, "maintenant, ça va". Les vaches étaient déjà en train de brouter, le soir il y a eu du lait. Quel bœuf avait dit aux vaches qu'elles étaient ensorcelées, on ne sait pas. On ne sait pas non plus pourquoi Jeannette est précipitamment rentrée dans son (ses) salon(s) parisien(s) après un accident de voiture inexplicable. On ne lui avait pas dit qu'elle était taguée, elle était peut-être seulement restée trop longtemps. Trop longtemps pour publier un machin rédigé avant sa retraite en bocage. On peut démontrer n'importe quoi, l'essentiel est d'avoir une idée a priori, une opinion, quoi !
 
 

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15 septembre 2008 1 15 /09 /septembre /2008 22:55

  

Haiku D'Etat, Mike, Aaron and Eddie in Coup de Théâtre, 2004


 

Isidore Isou, Rituel somptueux pour la sélection des espèces (extrait) in Futura Poesia Sonora, 1965

 
 

Last Poets, This is madness in This is madness, 1971


 

György Ligeti, Aventures, 1962


 

Liz Mc Comb, piano et chant, Tony Dorsey, himself, Oh When The Saints, Jazz sous les pommiers, Coutances, 2007 (exclusive live)

 

 

Haiku D'Etat

Haiku D'Etat s'est formé à Los Angeles dans la mouvance du hip hop underground par la réunion de Mikah 9 (Michael Troy), déjà à l'œuvre dans l'aventure de Freestyle Fellowship avec Aceyalone, Abstract Rude (Aaron Pointer), leader d'Abstract Tribe Unique, formant auparavant avec AceyaloneThe A-Team et Aceyalone (Eddie Hayes), pour construire, en 1999, leur premier album Haiku D'Etat.

Coup de Theatre, paru en 2004, est le second.

Leurs trois noms composent un haïku en (r)évolution dans Mike, Aaron and Eddie.

Elégance de la musique et des mots : trois Maîtres des cérémonies, oui.

 

Isidore Isou

Isidore Isou (1925-2007), né à Botosani en Roumanie, est l'inventeur, en 1945, du lettrisme, une déconstruction de la poésie du mot pour une esthétique fondée sur la lettre et, plus loin, en compagnie de Tristan Tzara (Dadaà Zurich *) et Guy Debord (Internationale lettriste, Internationale situationniste) une mutation de la création artistique et du monde.

* Le 5 février 1916, Tristan Tzara, Hugo Ball, Emmy Hennings, Richard Huelsenbeck, Marcel Janco, Sophie Taeuber et Jean Arp ouvrent le Cabaret Voltaire, un café littéraire et artistique où on chante, où on lit dans un joyeux fouillis.

[quelque chose, par anticipation, de Project Blowed, d'où sont venus les Haiku]

 

Last Poets

Les ancêtres du rap ont créé leur groupe (Felipe Luciano, Gylan Kain, and David Nelson) en 1968, le 19 mai, jour anniversaire de la naissance de Malcolm X.

En 1969, avec Jalal Mansur Nuriddin, Umar Bin Hassan, Abiodun Oyewole, ils évoluent dans un atelier transformé en scène artistique et littéraire, East Wind (un Cabaret Voltaire sur la 125ème rue ?).

Leurs textes parlent de et pour la communauté noire.

The last poets, (premier album), 1970.

This is madness (composé par Jalal Mansur Nuriddin et Umar Bin Hassan), 1971.

 

György Ligeti

Aventures intègre un langage imaginaire comme celui que György Ligeti avait créé dans son enfance pour le monde rêvé de Kylwiria.

 

Liz Mc Comb


Tony Dorsey

The Good The Badd and The Holy, 2006.

Invité par Liz Mc Comb in Soul, Peace & Love, 2007.

 

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12 septembre 2008 5 12 /09 /septembre /2008 14:28

 
Pour accompagner votre lecture


Georges Brassens, La Ballade des gens qui sont nés quelque part
Au maître des lutrins

Le concept de race n'est pas défini.

Les racistes disent : il y a des races, certaines ne sont pas encore descendues de l'arbre et n'ont pas le droit de jouer dans la cour des grands [Saint Nicolas via son conseiller Guano].
Les so(t)s anti disent : il y a des races, mais nous devons respecter le droit à la différence – il y a une différence ?

Reprenons.

Une référence ?

René Claude Geoffroy de Villeneuve, L'Afrique ou Histoire, moeurs, usages et coutumes des africains, Librairie Nepveu, 1814.

Origine des Maures.
Tous les peuples qui habitent entre le détroit de Gibraltar et l'embouchure du fleuve du Sénégal ont reçu indistinctement des Européens le nom de Maures
[…]
L'habitant du désert porte ses incursions dans la Guinée, en enlève l'habitant paisible, et se confond avec lui dans des générations nouvelles. Des débris de ces divers peuples se forme le Maure d'aujourd'hui : on retrouve dans cette nation toutes les nuances depuis le blanc jusqu'au noir. En général de grands traits , des cheveux bouclés , un front sillonné avant l'âge, des yeux perçans, un nez aquilin , des joues creuses , un teint basané, une carnation flétrie , une taille élevée et bien prise , des muscles prononcés , des jambes grêles composent l'extérieur des Maures.

Nous ne remonterons pas aux querelles des sages, au temps où Cro-Magnon croisa son cousin germain Neanderthal.
Seulement à la controverse de Valladolid, à Montesquieu (De l'Esprit des Lois, Livre XV, chapitre 6, De l'esclavage des nègres) et aux animaux dénaturés de Vercors.

 

Un homme bleu du désert, un Targui (des Touareg)

Ceux dont il s'agit sont noirs depuis les pieds jusqu'à la tête
(Montesquieu, op. cit.)
Pas sûr, il y en a qui ont la peau plus claire que des européens.

ils ont le nez si écrasé qu'il est presque impossible de les plaindre
(op. cit.)
Non, il y en a qui ont le nez aquilin.

On peut juger de la couleur de la peau par celle des cheveux
(op. cit.)
Non plus, il y a des nègres blonds.

si nous les supposions des hommes, on commencerait à croire que nous ne sommes pas nous-mêmes chrétiens
(op.cit.)
C'est vrai !

Puis vinrent les groupes sanguins, dès 1900 (quelques impondérables dégâts d'époque, un tribut à la science), un peu mieux à partir de 1940, avec la découverte du frère siamois Rhésus. Tout cela ne s'est vraiment développé qu'après le rasage de près d'Hiroshima et Nagasaki par les Humanistes-Unis. Les nègres sont le plus souvent O Rhésus-, comme Lou, donneurs universels. Si, par désœuvrement, vous fréquentez les hauts lieux de la recherche médicale, vous avez probablement du sang nègre dans les veines. Comme ça ne marche pas, enfin pas trop bien, avec les chimpanzés, on pourrait s'en tenir là. Suivons le progrès !

La génétique.

Chaque personne a un code génétique personnel. Le patrimoine génétique des humains est proche de celui du chimpanzé mais on le distingue bien.
Il est impossible que nous supposions que ces gens-là soient des hommes
(op. cit.), et pourtant les nègres sont génétiquement des hommes.

Et les femmes ?

Les femmes sont des hommes comme les autres.
Les misogynes disent : les femmes sont des hommes en voie de développement séparé.
Les féministes disent : les femmes ne sont pas des hommes mais nous devons respecter le droit à la différence.

Et la culture ?

Ceux qui disent les cultures et la civilisation n'ont pas suivi.
La culture
, c'est l'homme, les civilisations, c'est le choix des peuples.

Decisions, decisions, both !

[Our man Flint, Daniel Mann, avec James Coburn, 1966]

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25 août 2008 1 25 /08 /août /2008 00:15

Saint-Jean-de-Monts…

 

Un camping à la ferme, à quelques pas de la plage.

Il est arrivé de bon matin dans sa deux bœufs.

Elle avait un électrophone de voyage et un disque.

Elle venait d’avoir 17 ans

Looky looky looky

Ain’t she pretty pretty pretty

She’s my brand new girl

It was only yesterday

I met her walking down my way

My brand new girl

Looky looky looky looky

She’s my brand new girl

Looky looky looky looky

She’s my brand new world

Looky looky she’s so fine

Looky looky and she’s mine

Oom-mow-mow papa-oom-mow-mow

Oom-mow-mow papa-oom-mow-mow

Looky looky looky

At that way she’s burning burning

Burning up my mind

If I know her longer

Will our love be getting stronger

Will it make me blind

Looky looky looky looky

Burning up my mind

Looky looky looky looky

Will it make me blind

Looky looky she’s so fine

Looky looky and she’s mine

Oom-mow-mow papa-oom-mow-mow

Oom-mow-mow papa-oom-mow-mow

Skin so soft just like the morning dew

Long blond hair and pretty eyes so blue

Just the way she holds me in her arms

Loving charms – for me

 

Giorgio, Looky Looky, 1969

 

Ils ont batifolé dans l'herbe et dans l'océan, sous le soleil.

 

Giorgio, Looky Looky, 1969

 

Le papa oum maowmaow, c'est l'invocation fondamentale du bouddhisme traversant le yīn yáng du taoïsme.

Elle venait d’avoir 17 ans

dào, « la Voie », calligraphie 草書 cǎoshū, « herbes folles » / Frédéric Glorieux

 

Elle venait d'avoir 17 ans.

 

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22 août 2008 5 22 /08 /août /2008 19:58

Entrez !


Cela nous rappelle les recherches de Joan Fontcuberta qui, en 1993, lui ont permis de retrouver, dans les douves du château d'Oiron, le mystérieux et monstrueux Cocatrix.


Faites de beaux rêves !

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21 août 2008 4 21 /08 /août /2008 23:30

Libellus a cinq mois aujourd'hui.
Nous vous offrons une musique festive comme on l'aime !

Un thème, trois pièces.

Hasard et mathématiques.

 

György Ligeti, Musica ricercata, 1953, Allegro con spiritoBarrel Organ, Françoise Terrioux, 1995

Nous avons déjà présenté cette œuvre dans sa version pour quintette à vents.


 

 

Iannis Xenakis, Pléiades, Peaux, 1979
Les Percussions de Strasbourg, 1987


 

 

Karlheinz Stockhausen, Helikopter Streichquartett, 1992-1993
Arditti String Quartet, 1999 – extrait

 

 


En images, Osterreichisches Ensemble für neue Musik, 2003.

Combien y a-t-il d'hélicoptères ?

 

 

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15 août 2008 5 15 /08 /août /2008 21:15

 



Sembene nous a quitté le 9 juin 2007, à 84 ans,
il vivait à Yoff, une commune de Dakar.







Sembene Ousmane est né à Ziguinchor, en Casamance. Il fait de courtes études, exclu de son école pour avoir giflé le directeur – qui voulait lui apprendre le corse. Pêcheur, maçon, mécanicien, tirailleur sénégalais. Arrivé clandestinement en France, en 1948, il trouve un bon accueil à Marseille où il devient docker, militant à la CGT puis au PCF. Il participe au long blocage du port pour empêcher l'envoi d'armes en Indochine, il luttera de même contre la guerre en Algérie. Dans les années '50, il commence à écrire (Le Docker noir, suivi, en 1960, par Les Bouts de bois de Dieu), mais le cinéma lui paraît être un médium plus intéressant pour ceux à qui il veut parler. En 1961, avec l'appui d'André Bazin et de Georges Sadoul, il obtient une formation d'un an au studio Gorki, à Moscou, avec Mark Donskoï et Sergueï Guerassimov. Il tourne son premier film en 1962, un court-métrage, Borom Sarret.



Sembene nous a donné une œuvre littéraire et cinématographique de l'ordre des grands parmi les grands.
Tous ses films sont disponibles en dvd.
Nous conseillons, pour les cinéphiles accros du noir et blanc, Borom Sarret (1962) et La Noire de… (1966).
Pour les amateurs de la glorieuse libération des Sénégalais, à la Libération, Le Camp de Thiaroye (1987).

[nous avons eu le privilège, lors d'une rencontre avec Sembene, de voir une copie qui avait traversé les déserts et les tempêtes de sable]

Ou bien, pour commencer, Guelwaar (1992).

    

Pour l'image, Sembene filme à plat, même pour Le Camp de Thiaroye, peut-être le plus dramatique de ses films, il n'y a pas d'effet. On pourrait imaginer La Noire de…, une tragédie, par Claude Chabrol, ce serait aux antipodes stylistiques (mais sûrement très bien, genre son court dans Paris vu par… – note : penser à un hommage anthume au grand Chabrol, aller le voir ? après tout il n'est pas loin de chez nous).

L'esprit d'indépendance
, oui.

Financièrement
: Sembene a cherché dès le début une production africaine (Guelwaar est une co-production du Sénégal et de la France).

Politiquement
: il disait que la France ne lui devait rien. "L'esclavage ? mais, ce sont les rois nègres qui l'ont installé, à qui je vais demander des comptes ?", "j'ai toujours refusé ma pension d'ancien combattant, la France ne me doit rien".
[masque crispé des jeunes panafricains présents à la conférence dont nous rapportons quelques propos]

Religieusement
: "je suis athée, je n'ai rien contre les églises mais je ne vois pas pourquoi les religions [animistes] de mon pays seraient moins bonnes que les religions importées".

Et c'est vrai, penser qu'un baobab ait une âme, c'est grand et ça donne du paradis une image plus souriante que celle des nuages et des séraphins – en plus, un baobab, c'est le rêve de toute une vie de chat ;)

Saravá ! Sembene…

Oui, et comme tu le dis, il y a mille manières d'avoir des idées, c'est comment les développer ?

 

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13 août 2008 3 13 /08 /août /2008 15:13

La Gifle, en 1974, c'était un beau film de Claude Pinoteau, avec la (toujours) superbe Isabelle Adjani et le généreux Lino Ventura - vous pouvez soutenir son association "Les Papillons blancs", et, Lino, question baffe en spectacle, il s'y connaissait, il n'avait pas besoin d'être doublé pour éviter des dégâts collatéraux et il n'avait pas besoin d'une claque pour être applaudi.



Aujourd'hui, à c't'heure et au moment où je vous parle, la tapette est à cinq cents zeuros, dans le consensuel le plus mou, plus mou que le moût – ça, c'est pour passer au sujet suivant, une info en efface une autre.

L'ivre droguée au sms (sado-maso-shootée), ça le fait tout de même moins grave, le môme n'avait que trois ans, peut-être même pas encore à l'école, en tout cas pas rentable tant qu'il était bien élevé.

Si un mec vous dit "casse-toi, pauv'con", couchez-vous ou sortez votre carnet de chèques.

Sigh ! Sigh !! Sigh !!!

Poor Yorick

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10 août 2008 7 10 /08 /août /2008 19:52


La Ferrari Enzo, c'est…



Ferrari Enzo FXX 800cv sur Rijeka


Oui, gardez votre Twingo :)))

[certaines machines sont rebelles au dailymotion, nous déclinons etc.]


[[toute ressemblance avec une traversée de Paris par Claude Lelouch, dans C'était un rendez-vous, ne relèverait que de la myopie]]


[[[Claude est un artiste, derrière une caméra comme derrière un volant]]]
  

 

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4 août 2008 1 04 /08 /août /2008 19:10

Les coffres sont partis en fondue.




Soljenitsyne, victime milliardaire du goulag, est mort.


Dix-neuf ans après Sakharov, inventeur de la bombe H russe, un grand humaniste vient encore de nous quitter.


Ainsi, nous allons tous mourir ?

[vous connaissez Jeux de massacre de Ionesco, 1970, déjà]

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