Lou

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  • : Un bloc-notes sur la toile. * Lou, fils naturel de Cléo, est né le 21 mai 2002 († 30 avril 2004).

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24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 23:01

 

Friedrich Nietzsche, Compositions de jeunesse

Friedrich Nietzsche, Compositions de la maturité

Friedrich Nietzsche, Oeuvres pour piano seul

Friedrich Nietzsche, Compositions, trois volumes

 

Friedrich Nietzsche, 1872 357

Friedrich Nietzsche, 1872

 

La philosophie de Nietzsche, et sa vie avec, est inspirée par la musique.

 

Nietzsche est un musicien contrarié. Orphelin de son père à l'âge de cinq ans, il est élevé par des femmes (sa mère, sa grand-mère, sa sœur, ses tantes) en vue d'être pasteur (tradition de famille), et maintenu à distance de la musique – jusqu'à sa découverte de Schopenhauer, Le Monde comme volonté et comme représentation.

 

Nietzsche cherche et trouve un père en Schopenhauer. Sa conception de la musique comme expression du vouloir, et même comme monde venant à l'existence sans le vouloir, vient de là.

Schopenhauer affirme la vie contre le désespoir, contre le tragique balancement du réel entre souffrance et ennui, par une morale de la compassion universelle, du minéral au végétal, à l'animal (sa lutte contre la vivisection, la vénération de ses caniches) et, d'autre part, sa pensée de l'art comme salut existentiel à notre portée.

Schopenhauer est mort.

 

« Quand on n'a pas un bon père, s'en faire un. »

Friedrich Nietzsche, Humain, trop humain, VII, § 381, 1878

 

Nietzsche entre en passion, fils aimant et souffrant de Wagner. Il devient son bien-aimé thuriféraire, mais, quand il lui présente ses compositions, le maître l'invite à oublier la musique.

 

D'autres déceptions.

 

En 1872, Nietzsche envoie son récent Manfred-Meditation à Hans von Bülow, créateur des œuvres de Wagner, marié à la fille de Liszt (dont Friedrich est secrètement amoureux) – maîtresse et bientôt femme de Wagner !

Nietzsche joint une lettre où il fait compliment au chef d'orchestre de son art. Avec un sourire de feinte humilité, comme un clin d’œil complice, il donne à sa propre musique le titre d'horrible (entsetzlich).

Von Bülow lui répond d'un courrier sévère. Il a trouvé l'extrême de l'extravagance (das Extremste von phantastischer Extravaganz), le superlatif de l'antimusical (Unerquicklichste und Antimusikalischste). Il prétend s'être interrogé : tout cela était-il une plaisanterie ? Une parodie de la musique du futur ? Ou bien Nietzsche voulait-il railler ouvertement les règles de l'harmonie tonale, de la syntaxe, de l'orthographe ? Sa fièvre musicale était ce qu'on appelle un crime en morale, un viol de la chère Euterpe. Dans le cas où son goût de l'aberration (Abberation ins Componiergebiet) serait vraiment grave, il ferait mieux de s'en tenir aux œuvres lyriques : au moins, les mots porteraient le déchaînement sauvage de la mélodie (auf dem wilden Tonmeere).

Le malheureux Hans se sentait même coupable d'avoir précipité un esprit aussi brillant dans ces déplorables crampes de clavier (einen so hohen und erleuchteten Geist wie den Ihrigen, verehrter Herr Professor, in so bedauerliche Klavierkrämpfe gestürzt zu haben).

 

Nietzsche se tourne alors vers Brahms dont il admire le Chant de triomphe (Triumphlied), il lui soumet son Hymne à la vie (Hymnus an das Leben) pour chœur et orchestre, sur un poème de Lou Andreas-Salomé (encore un amour perdu, par la jalousie de la sœur de Friedrich). Brahms le remercie, commente l’œuvre de Lou, et ne parle pas de la musique.

 

« Sans musique la vie serait une erreur. »

Friedrich Nietzsche, Crépuscule des idoles, Maximes et pointes, § 33, 1888

 

Friedrich Nietzsche, Piano Music, John Bell Young, Constanc

 

 

Friedrich Nietzsche, Manfred-Meditation, 1872, int. John Bell Young, Constance Keene, 1992

 

- - -

 

Lou Salomé 357

 

Lou Andreas-Salomé

 

Lebensgebet (1882)

 

Gewiß, so liebt ein Freund den Freund,

Wie ich dich liebe, Rätselleben -

Ob ich in dir gejauchzt, geweint,

Ob du mir Glück, ob Schmerz gegeben.

 

Ich liebe dich samt deinem Harme ;

Und wenn du mich vernichten mußt,

Entreiße ich mich deinem Arme

Wie Freund sich reißt von Freundesbrust.

 

Mit ganzer Kraft umfaß ich dich !

Laß deine Flammen mich entzünden,

Laß noch in Glut des Kampfes mich

Dein Rätsel tiefer nur ergründen.

 

Jahrtausende zu sein! zu denken !

Schließ mich in beide Arme ein :

Hast du kein Glück mehr mir zu schenken

Wohlan - noch hast du deine Pein.

 

* * *

 

Certes, comme on aime un ami

Je t’aime, vie énigmatique –

Que tu m’aies fait exulter ou pleurer,

Que tu m’aies apporté bonheur ou souffrance.

 

Je t’aime avec toute ta cruauté,

Et si tu dois m’anéantir,

Je m’arracherai de tes bras

Comme on s’arrache au sein d’un ami.

 

De toutes mes forces je t’étreins !

Que tes flammes me dévorent,

Dans le feu du combat permets-moi

De sonder plus loin ton mystère.

 

Être, penser durant des millénaires !

Enserre-moi dans tes deux bras :

Si tu n’as plus de bonheur à m’offrir –

Eh bien – il te reste tes tourments.

 

- - -

 

>>> Friedrich Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra – un « grand opéra wagnérien sans musique »

 

 

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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 23:01

 

en hommage pré-posthume à François P.

 

Je salue chaleureusement et particulièrement François Patin pour sa connaissance très pointue du jazz.

Jacky Pillac

 

François P. ne connaît pas grand-chose au jazz, ce qui lui a valu de conduire un stage de l'Educ Nat sur le jazz et les beaux-arts, qu'il ne connaît pas du tout non plus, ce que méritait bien sa vocation du proviseur-adjoint de lycée professionnel qu'il est devenu, normal, il ne connaît rien à la ferronnerie, rien à la mécanique, rien à la menuiserie.

 

Le jazz et les beaux-arts, pour lui, c'était Sacha Chimkevitch, affichiste fort honorable comme on va le voir. Le couffin-patin, lui, exposait les œuvres de Sacha, à vendre, dans un stage de l'Educ Nat, naturellement.

 

Voyons un peu Sacha.

 

Sacha Chimkevitch, Lou

Sacha Chimkevitch, Lou

 

Sacha Chimkevitch, Saumur Jazz

Sacha Chimkevitch, Saumur Jazz

 

Sacha Chimkevitch, Quintet de Jazz

Sacha Chimkevitch, Quintet

 

Et Matisse !

 

Henri Matisse, Le lagon, in Jazz, ca 1943

Henri Matisse, Le lagon

 

Henri Matisse, l'écuyère, in Jazz, ca 1943

Henri Matisse, L'écuyère

 

Et Daniel Humair !

 

Daniel Humair, L'intrusion

Daniel Humair, L'intrusion

 

Et Daniel Humair !

 

Daniel Humair, sans titre

Daniel Humair, sans titre

 

Last but not least.

 

Jean-Michel Basquiat, Max Roach 700

Jean-Michel Basquiat, Max Roach

 

Écoutons un peu de jazz.

 

 

Michel Petrucciani, Round midnight, Stuttgarter Jazztage, 1993

Michel, tu nous manques, pourquoi être parti si tôt, pauvre con ! espèce de lâche !

 

Art Blakey, The freedom rider

 

 

Art Blakey & The Jazz Messengers, The Freedom Rider, 1961

Il est tout seul, et tout noir.

 

Rendons à Thelonius...

 

Thelonious Monk, Round About Midnight, ca 1940

L'inventeur. Oui, il joue faux, comme d'habitude, et alors ?

 

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26 juillet 2013 5 26 /07 /juillet /2013 23:01

 

Charles Juliet, Entretien avec Fabienne Verdier

Charles Juliet, Entretien avec Fabienne Verdier, Albin Michel, 2007

 

Fabienne Verdier

 

Mark Kidel, Fabienne Verdier, peindre l'instant

Mark Kidel, Fabienne Verdier, peindre l'instant, Les Films d'Ici 2 avec la participation de France 5 – Collection Empreintes, 2012

 

Fabienne Verdier, Palazzo Torlonia, Rome, 2010, pigments et

Fabienne Verdier, Palazzo Torlonia, Rome, 2010, pigments et encre sur toile, I

 

Fabienne Verdier part, à vingt-deux ans, pour la Chine, dans la région du Sichuan proche du Tibet. Elle veut y étudier la calligraphie auprès des maîtres de la tradition. Pendant la Révolution culturelle, quelques années auparavant, on coupait les mains des artistes et ils continuent de se cacher. L'accueil est distant, voire hostile. Elle parvient pourtant à rencontrer Huang Yuan qui l'accompagne sur la voie.

Après plusieurs mois d'exercices reçus dans l'indifférence du maître, celui-ci dit : « Je veux bien aller plus loin avec toi, mais je te préviens, cela durera dix ans. Donc c'est soit dix ans, soit rien. »

Apprendre à se concentrer, apprendre à tenir et mouvoir un pinceau, apprendre à reproduire les modèles avec grande exactitude, apprendre à voir, à discerner des nuances excessivement subtiles, la technique de l'art du pinceau exige un long apprentissage pour obtenir l'émergence de la personnalité dans les caractères tracés.

 

La calligraphie chinoise relève de l'abstraction mais elle prend source dans les formes de la nature : au commencement, contempler un paysage pendant des heures – immobilité, méditation, connaissance de soi en devenir.

 

Fabienne Verdier voudrait passer de l'écriture à la peinture.

« Si tu veux devenir peintre, un peintre qui invente un langage et qui compte, alors il faut que je t'initie à la poésie, à la philosophie et à notre art de vivre. »

 

L'encre fait apparaître des formes qui ne tolèrent aucune reprise, des figures elliptiques et vigoureuses dans lesquelles le peintre coule sa vie.

 

Apprendre et désapprendre sans cesse...

En fait, il ne faudrait pas parler de désapprendre puisque la pensée acquise est devenue une part de vous-même. Il importe de se détacher et de continuer...

Être sans vouloir.

 

Fabienne Verdier pense à ce cordonnier d'un petit village en Allemagne, au XVIIe siècle, Jacob Böhme, qui dit : « Lorsque tu te tiens dans le repos du penser et du vouloir de ton existence propre, alors l'ouïe, la vue et la parole éternelles se manifestent en toi... »

 

S'appliquer à cette magnifique nonchalance du peintre, le « Yi ».

 

Je suis une aventurière, dit-elle, non seulement dans la découvertes de nouveaux territoires, mais dans l'aventure intérieure.

 

Errance, liberté dans l'entretien.

 

Oh ! Un petit écureuil qui passe.

 

L'éclat du cerisier en fleur devant l'atelier est à en perdre la raison. Veuillez pardonner mon égarement, je me suis absentée longuement à le contempler.

...

En ce début de février, le jour se présente plus tôt à la porte. Le printemps se fait sentir et j'ai pu cueillir une première branche de cognassier. Pinsons et sitelles sont en conversation intense. Un vrai tintamarre ! Comment vais-je trouver le calme pour passer un moment avec vous ?

...

Une mouvance de parfait cumulus se dessine derrière les branches du noyer à droite du toit de l'atelier. Le ciel nous offre aujourd'hui un Tiepolo. Que demander de plus ?

 

L'inachevé.

 

L'inachevéest la porte d'accès secrète au voyage poétique de la peinture...

L'inachevéest le principe même de ma peinture. Dans le flux du coup de pinceau, c'est le blanc volant au cœur du souffle. C'est le vide qui circule dans le plein du trait et qui laisse advenir la matière.

 

Le cercle.

 

J'ai toujours été particulièrement intéressée par un cercle tracé d'un seul mouvement par les grands maîtres chan. Ils méditaient sur cette figure comme trace ultime de la réalisation de soi.

 

L'instant.

 

Le pinceau cherche à saisir l'épaisseur de l'instant... sans précipitation : seule une sorte d'instantanéité retenue de la pulsion transmet l'énergie vitale.

 

Comment trouver l'énergie du moment ?

 

Retrouver une unité intérieure, une réceptivité capable de s'approcher de l'infiniment rien. Il faut parfois plusieurs vies pour y parvenir. Pour ma part, j'ai besoin de faire le vide par la méditation, ainsi que le vieux maître Huang me l'a enseigné... La marche dans la nature... Rien ne vaut un bon bol d'air.

 

Se laisser pénétrer par l'essence du vivant... le souffle qui anime toute chose et tout être.

 

Dans l'atelier, elle a installé le grand pinceau, un gigantesque engin pneumatique réalisé avec le crin de trente-cinq queues de chevaux, avec lesquels elle court sur de vastes toiles toujours posées à terre, sur leurs châssis renforcé.

 

Peindre tient d'un rituel. L'atelier devient temple, l'autel présente des croquis anciens, des notes, des motifs.

 

Elle a rapporté de Chine une collection de pinceaux dont chacun, selon l'animal qui lui a donné ses poils, correspond à un élan particulier.

 

La création dans l'instant est un moment rare. Fabienne Verdier détruit ses essais ratés, dans une cérémonie de purification par le feu, au fond du jardin, et recommence. Détruire et recommencer, détruire et recommencer...

 

Si vous avez un ardent désir de réussir, inutile de prendre son pinceau. Mieux vaut faire le ménage, écosser les petits pois et polir cette belle illusion. Si vous avez la crainte d'échouer, inutile de prendre son pinceau. Mieux vaut aller fendre du bois et retrouver la maîtrise de soi-même. Quand la bûche sera fendue parfaitement dans son fil, vous serez prêt.

Vous ne pouvez œuvrer que quand vous avez une totale possession de tous vos moyens. Il est nécessaire de combiner recueillement et détachement pour avoir une vision claire. Avant d'entreprendre une toile, il n'y a finalement rien à faire. Il n'y a rien à trouver. Il suffit d'être en accord avec le cours des choses.

 

Et la musique ?

 

Pour être en harmonie, avant de prendre son pinceau, elle chante... notamment cet Inflammatus et accensus de Giovanni Battista Pergolesi.

 

 

Giovanni Battista Pergolesi (1710-1736), Stabat Mater (1736), Duetto Allegro ma non troppo, Inflammatus et accensus / Emma Kirkby, James Bowman, The Academy Of Ancient Music, dir. Christopher Hogwood, 1989

 

 

===>>> Des illustrations figurent en album – cliquez ici pour les voir (il est préférable d'ouvrir la première image puis de faire défiler les suivantes avec la flèche de droite, à son rythme).

 

_ _ _

 

 

Fabienne Verdier

 

1962 Née à Paris.

1983 Diplômée de l’École des beaux-arts de Toulouse.

1984 Obtient une bourse à l’Institut des beaux-arts du Sichuan, Chine.

1984-1993 Étudie la peinture, l’esthétique et la philosophie, à l’Institut des beaux-arts du Sichuan, auprès des derniers grands maîtres chinois de la peinture.

2003 Publication de Passagère du silence, dix ans d’initiation en Chine, aux éditions Albin Michel, Paris ; récit du parcours d’apprentissage auprès de maître Huang Yuan. Entrée dans les collections permanentes du musée Cernuschi, Paris.

2005 Exposition personnelle à la galerie Alice Pauli, Lausanne, Suisse.

2007 Publication de la monographie Entre ciel et terre, ainsi que Entretiens avec Charles Juliet, Albin Michel, Paris.

Commande de la Fondation Hubert Looser de quatre œuvres de grand format en résonance avec les artistes abstraits et minimalistes américains de la collection (John Chamberlain, Donald Judd, Willem de Kooning, Ellsworth Kelly et Cy Twombly).

Entrée dans la collection du Musée national d’art moderne, Centre Pompidou, Paris.

2008 Exposition collective, « Expansion Résonance », Galerie Jaeger Bucher, Paris.

2009 Exposition collective, « Elles@Centre Pompidou », Musée national d’art moderne, Centre Pompidou, Paris.

Exposition personnelle, « Peinture », Galerie Jaeger Bucher, Paris.

2010 Commande du Palazzo Torlonia à Rome pour la création et la réalisation de deux fresques monumentales.

Film documentaire de Philippe Chancel : Fabienne Verdier : Flux, sur la création de ces œuvres.

Publication de Fabienne Verdier, Palazzo Torlonia, textes de Éric Fouache et Corinna Thierolf, Conservatrice en chef de la Pinakothek der Moderne, Munich, Editions Xavier Barral, Paris.

2011 Exposition collective, « Art of Deceleration from Caspar David Friedrich to Ai Wei Wei », Kunstmuseum, Wolfsburg, Allemagne.

2012 Exposition collective, « My Private Passion – Foundation Hubert Looser », Kunstforum, Vienne, Autriche.

Exposition collective à la galerie Waddington Custot, London. Publication de Fabienne Verdier – Painting Space, Essai de Doris von Drathen, Edizioni Charta, Milano/New York.

2013 Film documentaire de Mark Kidel : Fabienne Verdier, peindre l’instant, Les Films d’Ici, diffusion sur France 5 le 1er février 2013 dans le cadre de la collection Empreintes.

 

Fabienne Verdier vit et travaille en France et au Canada.

 

En cours.

 

Exposition personnelle « Fabienne Verdier, l’esprit de la peinture, hommage aux Primitifs Flamands » au Musée Groeninge, et au Musée Hans Memling de Bruges, Commissaire de l’exposition: Daniel Abadie (ouverture mai 2013).

Exposition personnelle « Fabienne Verdier, Eloges, notes et études » au Musée de la Maison d’Érasme, Bruxelles, Commissaire de l’exposition: Daniel Abadie (ouverture mai 2013).

Collaboration avec l’architecte Jean Nouvel pour le projet du Musée d’art national de Chine (NAMOC) à Beijing.

Exposition personnelle à la galerie Art Plural à Singapour (janvier 2013).

Exposition personnelle à la galerie Patrick Derom, Bruxelles (mai 2013).

Exposition personnelle à la galerie Jaeger Bucher, Paris (octobre 2013).

Exposition collective à la galerie Waddington Custot, Londres (automne 2013).

 

Expositions personnelles (sélection).

 

1983 Palais des Beaux-arts, Toulouse, France.

1989 Palais des Beaux-arts, Chongqing, Chine.

1991 Centre culturel français, Beijing.

1992 Maison de la Chine, Paris.

1993 Centre d’art contemporain, Hong Kong.

1995 Galerie Joyce Ma, Palais Royal, Paris.

1996 Galerie Joyce Ma, Palais Royal, Paris.

1997 Pacific Cultural Foundation, Taipei.

2001 Chapelle des Beaux-arts, Paris.

2003 Galerie Ariane Dandois, Paris.

2004 Abbaye de Silvacane, Provence, France.

2005 Galerie Alice Pauli, Lausanne, Suisse.

2007 Galerie Alice Pauli, Lausanne, Suisse.

2009 Galerie Jaeger Bucher, Paris.

2013 Galerie Art Plural, Singapour.

 

Expositions collectives (sélection).

 

1990 « Contemporary Brushstrokes », Palais des Beaux-arts, Beijing, Chine.

2006 Galerie Alice Pauli, Lausanne, Suisse (exposition tous les ans dans le cadre d’Art Basel).

2008 « Expansion Résonnances », Galerie Jaeger Bucher, Paris.

2009 « Elles@Centre Pompidou », Musée National d’Art Moderne, Paris.

2011 « Un souffle venue d’Asie, regards croisés », Centre d’art contemporain, Abbaye de Beaulieuen-Rouergue, France.

« Not for Sale », Art Center Passage de Retz, Paris.

« Art of Deceleration from Caspar David Friedrich to Ai Wei Wei », Kunstmuseum, Wolfsburg, Allemagne.

2012 « My Private Passion – Hubert Looser Foundation », Kunstforum, Vienne, Autriche.

Waddington Custot Galleries, Londres.

 

Collections Publiques (sélection).

 

Musée National d’Art Moderne, Centre Pompidou, Paris.

Centre National des Arts Plastiques, Paris (Commission du Festival d’Avignon).

Ministère de l’Équipement (Direction de l’Architecture), Paris.

Honda Group, Tokyo.

Ministère des Affaires Étrangères, Paris.

Ministère de la Culture, Beijing.

Musée Cernuschi, Paris.

Palais de l’Assemblée Nationale, Paris.

 

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18 juillet 2013 4 18 /07 /juillet /2013 23:01

 

L'art dans les chapelles

 

L'art dans les chapelles 2013

du 5 juillet au 15 septembre 2013

Juillet et août : tous les jours, sauf le mardi, de 14 h à 19 h

Septembre : les trois premiers week-ends, samedi et dimanche, de 14 h à 19 h

 

Accueil : Maison du Chapelain, lieu-dit Saint-Nicodème, 56930 Pluméliau

 

Depuis 22 ans, L'art dans les chapelles invite des artistes à créer une œuvre pour l'une des chapelles ouvertes à l'occasion du festival. Découvrons trois d'entre elles.

 

Édouard Sautai, Miroir, chapelle Notre-dame des Fleurs 700

Edouard Sautai, Miroir, Chapelle Notre-Dame des Fleurs, Moric, Moustoir-Remungol

 

Mettez la Parole en application, ne vous contentez pas de l'écouter : ce serait vous faire illusion.

Car écouter la Parole sans la mettre en application, c'est ressembler à un homme qui se regarde dans une glace,

et qui, aussitôt après, s'en va en oubliant de quoi il avait l'air.

Jc, 1, 23-24

 

En miroir.

 

Éblouissants reflets – 100 chefs-d’œuvre impressionnistes, Musée des Beaux-Arts – Rouen, 29 avril-30 septembre 2013

 

Pierre-Auguste Renoir, La Yole

Pierre-Auguste Renoir, La Yole, 1875, Huile sur toile, Huile sur toile, 71 x 92 cm, Londres, National Gallery

 

Claude Monet, Vétheuil en été

Claude Monet, Vétheuil en été, 1880, huile sur toile, 60 x 99,7 cm, New York, The Metropolitan Museum of Art

 

Alfred Sisley, Le pont de Saint-Mammès

Alfred Sisley, Le pont de Saint-Mammès, 1881, huile sur toile, 54,6 x 73,2 cm, Philadelphie, Philadelphia Museum of Art

 

Jan van Eyck, Portrait des époux Arnolfini 700

Jan van Eyck, Portrait des époux Arnolfini, 1434, huile sur panneau de chêne, 82,2 x 60 cm, Londres, National Gallery

 

Jan van Eyck, Portrait des époux Arnolfini, détail

Dans le miroir, un autoportrait. Au-dessus, une inscription « Johannes de Eyck fuit hic » : l'artiste est présent au titre de témoin du mariage et il signe.

 

* * *

 

Pierre Labat, King’s Cross, chapelle Saint-Laurent 700

Pierre Labat, King's Cross, Chapelle Saint-Laurent, Silfiac

 

Une porte vers l'autel, comme une apparition.

 

Panagia Portaitissa, Monastère d'Iviron 700

Panagia Portaitissa, Monastère d'Iviron, avant 843

Marie, la Toute Sainte, Παναγία, Porte du Ciel

 

De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l'homme soit élevé,

afin que tout homme qui croit obtienne par lui la vie éternelle.

Jn, 3, 14-15

 

Au cours de sa marche à travers le désert, le peuple d'Israël, à bout de courage,

récrimina contre Dieu et contre Moïse : « Pourquoi nous avoir fait monter d'Égypte ? Était-ce pour nous faire mourir dans le désert, où il n'y a ni pain ni eau ? Nous sommes dégoûtés de cette nourriture misérable ! »

Alors le Seigneur envoya contre le peuple des serpents à la morsure brûlante, et beaucoup en moururent dans le peuple d'Israël.

Le peuple vint vers Moïse et lui dit : « Nous avons péché, en récriminant contre le Seigneur et contre toi. Intercède auprès du Seigneur pour qu'il éloigne de nous les serpents. »

Moïse intercéda pour le peuple, et le Seigneur dit à Moïse : « Fais-toi un serpent, et dresse-le au sommet d'un mât : tous ceux qui auront été mordus, qu'ils le regardent, et ils vivront ! »

Moïse fit un serpent de bronze et le dressa au sommet d'un mât. Quand un homme était mordu par un serpent, et qu'il regardait vers le serpent de bronze, il conservait la vie !

Nb, 21, 4-9

 

Vers une porte encore, dans une autre chapelle.

 

Nathalie Elemento, to pass over, pass over, les justes , co

Nathalie Elemento, "to pass over", "pass over", "les justes ", "contemplate"/2, chapelle Notre-Dame de Joie, Saint-Thuriau

 

Jacob était parti de Bershéba et se dirigeait vers Harrane.

Surpris par le coucher du soleil, il s'arrêta à l'endroit où il était, pour y passer la nuit ; il prit une pierre pour la mettre sous sa tête, et c'est là qu'il dormit.

Il eut un songe : une échelle était dressée sur la terre, et son sommet touchait le ciel ; des anges de Dieu montaient et descendaient.

Le Seigneur se tenait près de lui. Il lui dit : « Je suis le Seigneur, le Dieu d'Abraham ton père, le Dieu d'Isaac. La terre sur laquelle tu es couché, je te la donne, à toi et à tes descendants.

Tes descendants seront nombreux comme la poussière du sol, ils se répandront à l'orient et à l'occident, au nord et au midi ; en toi et en ta descendance seront bénies toutes les familles de la terre.

Voici que je suis avec toi ; je te garderai partout où tu iras, et je te ramènerai sur cette terre ; car je ne t'abandonnerai pas avant d'avoir accompli ce que je t'ai promis. »

Jacob sortit de son sommeil et s'écria : « Vraiment, le Seigneur est dans ce lieu ! Et moi, je ne le savais pas. »

Saisi de crainte, il disait : « Que ce lieu est redoutable ! Il est réellement la maison de Dieu, la porte du ciel ! »

Jacob se leva de bon matin, il prit la pierre qu'il avait mise sous sa tête, il la dressa pour en faire une stèle, et il la consacra en versant de l'huile sur le sommet.

Et à ce lieu, qui s'appelait alors Louz, il donna le nom de Béthel (c'est-à-dire : Maison de Dieu).

Gn, 22, 10-19

 

* * *

 

Lizan Freijsen, Tache et Tête, chapelle Sainte-Tréphine 7

Lizan Freijsen, Tache et Tête, Chapelle Sainte-Tréphine, Pontivy

 

Des traces de moisissure, des lichens, des taches d’humidité.

 

 

Lizan Freijsen, entretien, Radio Bro Gwened

 

Comment figurer ce qu'on ne saurait représenter.

 

Andrea del Castagno, La Cène, 1445-1450, fresque, réfecto

Andrea del Castagno, La Cène, 1445-1450, fresque, réfectoire de Sant'Apollonia, Florence

 

Andrea del Castagno, La Cène détail

Andrea del Castagno, La Cène, 1445-1450, fresque, réfectoire de Sant'Apollonia, Florence, détail

 

Jean Fautrier, Le Fusillé, 1943

Jean Fautrier, Le Fusillé, 1943

 

* * *

 

Près des chapelles, les fontaines miraculeuses.

 

Fontaine de Saint-Mériadec, Stival, Pontivy 357x263

Fontaine de Saint-Mériadec, Stival, Pontivy

 

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30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 23:01

 

Bienvenue à nos lecteurs pour ce cinquième numéro d'Anacoluthes où nous recevons Codex Urbanus, le noctambule.

 

  

On ne présente plus Codex Urbanus, ses nuits, ses murs, c'est beau.

 

« Codex, vous faites le mur, la nuit, c'est beau ?

_ C'est beau une ville la nuit.

_ Vous avez un emploi fictif à la mairie ?

_ C'est une fiction. La nuit, je fais le mur, et j'assure l'emploi des ravaleurs de la mairie qui viennent effacer mon travail dans la journée.

_ Vous faites le counard.

_ Disparu sous la peinture beigeasse de la mairie de Paris... Mais nous vaincrons !

 

Codex Urbanus, Coluber Vulpes, 5 mars 2013 in situ

 

_ Vous vous êtes exposé à la galerie Des Pas Perdus.

 

Codex Urbanus, Copris Diabolicus

 

_ Perseverare et tout ça.

_ Pour la première fois, vous êtes accroché dans la chambre verte chez Lou de Libellus.

_ Un mécène, il m'a fait des câlins, je lui ai fait des bisous.

 

Saturnia Passer

 

_ Vous faites les murs depuis au moins 15.000 ans ?

_ Tu connais Lascaux ?

_ Oui, bien sûr ! La vache folle !

 

Lascaux, Vache sur chevaux

 

_ La licorne !

 

Lascaux, Licorne

 

_ Et l'homme ithyphallique, dans le puits ?

_ Un autoportrait.

_ A la manière de Hitchcock.

 

Lascaux, Puits

 

_ Vers la fin de l'année du Seigneur 1327, dans une abbaye dont même aujourd'hui il semble pieux et charitable de taire le nom, vous signez vos enluminures du nom de frère Adelme d'Otrante. Vous aviez un vrai don pour l'irrévérence et les images de comédie.

 

Un âne enseignant les Ecritures aux évêques

 

_ Un âne enseignant les Ecritures aux évêques.

 

Le pape en renard et Messer l'Abbé en singe

 

_ Le pape en renard et Messer l'Abbé en singe.

 

Avignon

 

_ Au XVe siècle, vous êtes en Avignon, on connaît encore votre manuscrit référencé BM, 221, f. 29v, Collectaire célestin.

_ Une fantaisie.

_ Entre 1562 et 1575, vous illustrez, sous le nom de Baptiste Pellerin, L’Isle sonnante de Rabelais, à la plume et encre brune, et lavis d’encre brune.

 

Pellerin1

 

Pellerin2

 

Pellerin3

 

Pellerin4

 

Pellerin5

 

Pellerin6

 

Pellerin7

 

_ J'étais inspiré par le papegault.

_ En 1856, vous êtes Grandville, dans le Voyage au pays de Houyhahoms, avec Swift.

 

Grandville1

 

_ Nous étions compagnons de route, avec Jonathan on ne s'ennuyait pas.

 

Grandville2

 

_ Nous sommes au XXIe siècle, voyons vos œuvres récentes.

 

Codex Urbanus, Aristeida Mosca

 

_ The shrimpfly was destroyed by an unkown sucker, yet resurrected as a ghost… Paris, rue des Abbesses.

 

Codex Urbanus, Aristeida Mosca, Ghost

 

Codex Urbanus, Latimeria Pachydermia, rue de Candie, Paris

 

_ Un fourmilier, avec les pattes d'eph de votre jeunesse yéyé.

_ ?

 

Codex Urbanus, Mantis Bruxellæ, rue des Chartreux, Bruxell

 

_ Bruxelles, rue des Chartreux. Après les abbesses, vous vous retirez dans le massif de la Chartreuse, en ermite.

_ Une verte, 55°, sans eau.

 

Paris, Hôtel de Ville, ca 1900 700

 

_ Vous résidez dans une modeste hutte plantée sur les jardins de l'Hôtel de ville, près du pont d'Arcole.

 

Horace Vernet, La Bataille du Pont d'Arcole, 1826

 

_ On vous reconnaît bien.

_ ?

_ Codex saisit un drapeau, s’élance sur le pont et l'y plante. Sa colonne l'avait à moitié franchi lorsqu'un feu de flanc la fit rétrograder. Les grenadiers enlevèrent Codex et l’entraînèrent, il fut précipité dans un marais où il enfonça jusqu'à mi-corps. Lannes qui était blessé le couvrit de son corps. Muiron, aide de camp, en fit autant et il fut tué. Codex tente alors d'envoyer des renforts à Masséna mais tombe dans un marécage. C'est le général Patrick qui rallie ses hommes et sauve le futur noctambule. *

_ Un cabinet d'amateur.

_ Bonne nuit, Codex, venceremos ! »

 

 

* * *

 

Fidèlement vôtre, à 4 h 35, Anacoluthesvous convie à la rencontre de notre prochaine invitée, Karine, dans son coin lecture.

 

- - -

 

* D'après le récit de Jean Antoine François Ozanam, témoin visuel, hussard de la 1ère Compagnie des Hussards de Berchiny, Livre de Famille, Tome I, Fond Ozanam (non publié).

 

- - -

 

Anacoluthes

http://www.libellus-libellus.fr/article-anacoluthes-erwin-screwdriver-lawrence-116074505.html

 

Anacoluthes_02

http://www.libellus-libellus.fr/article-anacoluthes_02-despasperdus-le-flingueur-de-la-butte-116073756.html

 

Anacoluthes_03

http://www.libellus-libellus.fr/article-anacoluthes_03-escargolio-the-50ft-snail-116449095.html

 

Anacoluthes_04

http://www.libellus-libellus.fr/article-anacoluthes_04-yueyin-la-gaufre-ou-la-quiche-116509736.html

 

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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 23:01

 

Nicolas Folmer & Daniel Humair Project

Nicolas Folmer & Daniel Humair Project, Lights, Nicolas Folmer : trompette, Daniel Humair : batterie, Laurent Vernerey : contrebasse, Alfio Origlio : piano, Création jazz, 2012

 

Nicolas Folmer & Daniel Humair

 

 

Nicolas Folmer, Ici et maintenant, in Lights, Nicolas Folmer : trompette, Daniel Humair : batterie, Laurent Vernerey : contrebasse, Alfio Origlio : piano, Création jazz, 2012

 

Un jazz minimaliste avec, pour certaines pièces, des envolées lyriques.

Nicolas Folmer, encore étudiant au conservatoire de Paris rencontre Daniel Humair lors d’une Master Class du maître.

Plus tard, les deux illuminés se retrouvent pour Lights.

 

* * *

 

Daniel Humair, Sweet & Sour – le métronome contrôlé

 

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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 00:01

 

 Beethoven--The-Symphonies--Frans-Bruggen.jpg

Ludwig van Beethoven, The Symphonies, Live from Rotterdam, 2011, Orchestra of the Eighteenth Century, Frans Brüggen, Glossa-The Grand Tour/Harmonia Mundi, 2012

 

 

Ludwig van Beethoven, Symphony No. 7, Allegretto, extrait, pour Lola

 

 

Ludwig van Beethoven, Symphony No. 5, Allegro con brio, extrait, pour César Birotteau

 

 

Ludwig van Beethoven, Symphony No. 9 – Freunde ! Freude !

 

Vingt-cinq ans après sa première intégrale Beethoven – avant Roger Norrington, Frans Brüggen revient en concerts enregistrés en live à Rotterdam en 2011. Le corps est affaibli, mais l'esprit est là, apollinien, clair, en grâce.

 

Ailleurs.

 

Wilhelm Furtwängler

Carl Schuricht

Sergiu Celibidache

Roger Norrington

Jos van Immerseel

 

 

Ludwig van Beethoven, Symphony No. 7, Allegretto, Simon Rattle, 2002

 

 

Ludwig van Beethoven, Symphony No. 7, Allegretto, extrait, in Jacques Demy, Lola, 1961

 

= = =

 

Jacques1

 

Jacques Demy est un des plus grands cinéastes de l'histoire du cinéma, au scénario, aux dialogues, à la mise en scène.

Nous n’allons pas jouer aux Dix-films-que-vous-emporteriez-dans-une-île-déserte où l'on ne voit pas bien comment vous pourriez les projeter sur un écran en feuilles de bananier.

Dix films, inclassables, sinon par ordre alphabétique. Lola serait à la lettre L.

Tous les films de Jacques Demy sont des chefs-d’œuvre, tout est déjà dans Lola.

 

Lola1

 

Lola2

 

Nous nous faisons un plaisir de retranscrire les contributions de mentrel222 et vertxxgg – que tout l'honneur leur en revienne, après la bande-annonce de la version restaurée par Agnès Varda, disponible sur Youtube.

 

mentrel222 il y a 3 semaines

(suite).Voici un passeport, vous y collerez votre photo !!!!!!!! (pour la taille et la couleur des yeux, vous vous arrangerez.....).Et alors? ce cabaret avec pour seuls clients 5 marins US.

De plus, il aurait été intéressant d'apprendre à Anouk à danser et à chanter. Et les retrouvailles avec son mec , aucun choc, rien de fort après 7 ans d'absence. Elle a du apprendre son métier par la suite car tout était mal joué. Il faut dire qu'en 1960, le public était facile. Quelle daube ce film.....

Répondre ·

 

mentrel222 il y a 3 semaines

je viens de voir ce film, un navet? d'entre les navets avec pleins de clichés : au début le mec qui a réussi avec son stetson, son cigare,son costume blanc, lunettes de soleil et grosse voiture. Et à la fin, terrible, le gamin qui n'a jamais vu son père et qui se précipite dans ses bras en disant "papa" (cela a du faire rire tous les psychologues du monde). Et les escrocs de l'époque: je ne vous connais pas mais je vous donne cette valise de billets à porter en afrique. (à suivre)

Répondre ·

 

vertxxgg il y a 3 mois

triste portrait? de la collaboration angloamericaine

Répondre ·

 

Oui ? Non, ils n'ont pas regardé le film.

Soyons charitable, une fois, ne répondons pas aux bourdes orthographiques.

[la première personne du pluriel est, ici, un pluriel de modestie, parfois dit de majesté, il s'accorde au singulier]

 

Anouk Aimée ne sait pas danser ?

Elle a étudié la danse chez Andrée Bauer-Thérond.

Rappelons que dans Les Demoiselles de Rochefort, sur la demande de Jacques Demy, Françoise Dorléac, danseuse classique de formation, tient le rôle d'une compositrice, Catherine Deneuve, musicienne, se retrouve danseuse. Elle ne savait pas danser, elle apprend, elle danse admirablement.

Françoise est plus à l'aise, plus naturelle, d'une seconde nature étudiée. Georges Chakiris, Gene Kelly dominent leurs ballets. Jacques voulait confier toute la chorégraphie à Gene, mais celui-ci ne pouvait rester que quelques semaines : il a assuré la mise en scène – danse, caméra, montage – des moments où il apparaît.

 

Anouk Aimée ne sait pas chanter ?

Tout le son est postsynchronisé. Jacques aurait donc laissé filer une synchro ratée ? Doit-on répondre ?

 

La scène finale est dépourvue d'émotion ? Dans la Cadillac, Lola / Anouk semble indifférente. Dans la bande-annonce, oui. Quand on vous dit qu'ils n'ont pas vu le film ! Avant la Cadillac, Michel et Lola se retrouvent au cabaret. Ils fondent et se fondent l'un dans l'autre.

 

Lola3

Nous sommes amoureux d'Anouk depuis... Lola.

 

Et le chéri d'Agnès ? Comment est-il parti sans prendre le temps, lui qui mettait tellement de temps à enfiler son pull-over, à un rythme qui n'appartenait qu'à lui ?

 

Jacques3

 

Et Françoise, la sœur aînée de Catherine – chez Jacques, tout est vrai ? Un accident bête – comme s'il y avait des accidents intelligents. La demoiselle avait 25 ans.

 

Nous sommes de grands fous : "Il a passé sa vie dans l'oisiveté, disons-nous ; je n'ai rien fait d'aujourd'hui. - Quoi, n'avez-vous pas vécu ? C'est non seulement la fondamentale, mais la plus illustre de vos occupations. Ah ! si on m'avait donné l'occasion de traiter de grandes affaires, j'aurais montré ce que je savais faire. - Avez-vous su méditer et conduire votre vie ? Alors vous avez fait la plus grande besogne de toutes." Composer nos mœurs est notre office, non pas composer des livres et gagner des batailles et des provinces, mais l'ordre et tranquillité à notre conduite. Notre grand et glorieux chef-d'oeuvre, c'est vivre à propos... Il n'est rien si beau et légitime que de faire bien l'homme et dûment, ni science si ardue que de bien et naturellement savoir vivre cette vie ; et de nos maladies la plus sauvage, c'est mépriser notre être.

Montaigne, Essais, Livre III, 13

 

Les calembours !

Dans les Demoiselles.

[Maxence, un marin] _ Je vais en perm' à Nantes !

Version anglaise : I'm off to see my family in Toulouse... born to lose in Toulouse !

Dans les Parapluies. Madeleine, l'épouse de Guy, pleure, de bonheur, dit-elle, elle pleure comme une Madeleine.

 

Les couleurs !

 

Parapluies1

 

Parapluies2

 

Parapluies3

 

Le Jaune Demy, comme on dit le Bleu Yves Klein, ce Jaune qui se marie si bien au Bleu Demy et donne le Vert Demy, en résonnance avec le Rouge Demy, la complémentaire.

Dans la dernière séquence des Parapluies, la station-service est à ESSO. Nulle allégeance aux pétroliers, ce n'était pas dans la manière de Jacques dont les affinités, en politique, en amitié, en amour, sont bien connues. ESSO : les deux voyelles sont masquées un instant. Le dernier plan est presque en noir et blanc, travelling arrière, en plongée, la station blanche, isolée dans la nuit noire, sur fond blanc – il neige.

 

Les mouchoirs !

Michel Legrand ponctuait sa partition, en compagnie de Jacques, avec des Premier mouchoir, Deuxième mouchoir, Troisième mouchoir...

 

Jacques2

Je filmais son calme... et son sourire rêveur.

 

Images et citations sont extraites des films de Jacques Demy, Lola, Les Parapluies de Cherbourg, Les Demoiselles de Rochefort, et de ceux d'Agnès Varda, L'Univers de Jacques Demy, Les Demoiselles ont eu 25 ans.

 

Cherbourg, Nantes, le pont tournant, le théâtre Graslin, le passage Pommeraye et la brasserie La Cigale...

 

Cette page est sponsorisée par Kleenex, qui nous le doit bien :, - |

 

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 00:01

 

Daniel Humair, Sweet & Sour

Daniel Humair, Parisien, Regard, Peirani, Sweet & Sour, 2012

 

Daniel Humair

Daniel Humair, batteur, compositeur, peintre

 

Daniel Humair, Peirani, Regard, Parisien, Ground Zero, Sweet & Sour

 

 

Daniel Humair, 2012

 

« Ma peinture, dit-il, c'est une peinture spontanée faite d'improvisations et de hasards contrôlés »

 

Signes, vibrations, rythmes, jazz et peinture.

 

« Avec cette nouvelle réunion, "Sweet & Sour", j'ai souhaité insister sur l'aspect spontané de nos propositions musicales. Pour cela, il est bien entendu que chaque musicien fonctionne tout à fait librement mais reste toujours à l'écoute du collectif dans le but de faire sonner les parties thématiques imposées, mais également afin d'engendrer de nouvelles directions quant à l'improvisation collective.

[…]

Je dois quand même souligner notre approche vers un tempo irrégulier fluctuant, sans mesure définie, avec quelquefois plusieurs options différentes superposées, des introductions faites de peu d'éléments qui s'affirment, se développent et s'imposent au cours de la composition collective mélangeant quelquefois l'aigre et le doux, le calme et le chaos, création toujours pulsée, même si celle-ci est quelquefois insolite, peu "métronomique", de durée et d'intensité variables, quasiment jamais dansantes. »

 

Daniel Humair est en résistance, avec le saxophoniste Emile Parisien, le contrebassiste Jérôme Regard et l'accordéoniste Vincent Peirani, des éléments subversifs comme ils les aime, en jouissance et humour.

 

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19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 00:01

 

 Arno, Future vintage

Arno, Future Vintage, naïve, 2012

 

 

A. Hintjens / A. Hintjens – S. Feys, Chanson d'amour, Future Vintage

 

 Arno

 

Arnold Charles Ernest Hintjens est un auteur-compositeur-interprète belge né le 21 mai 1949 à Ostende. Il chante en anglais, en français, en néerlandais ou en patois flamand.

 

Une voix manière Higelin, sa référence, une gorge rauque à la Tom Waits, un rock déclinqué, des rimes qui ne riment pas.

Une énergie calme, sans illusion.

Une révolte aigre-douce.

 

Jean Genet, Un chant d'amour, 1950 – sortie, différée par la censure, en 1975, direction de la photographie : Jacques Natteau, Jean Cocteau (non crédité), musique : Gavin Bryars.

 

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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 00:01

 

Il s'agit de décrire, et non pas d'expliquer ni d'analyser.

 

Edward Hopper peint une Amérique de rêve, celle des années '20, '30, '40.

Là, tout n'est qu'ordre et beauté,

Luxe, calme et volupté.

Nulle anecdote, nul récit, l'avenir semble déjà figé dans le présent.

Edward Hopper a-t-il entrevu l'Amérique des lendemains qui déchantent : Hiroshima, Nagasaki, le plan Marshall, les îles Marshall , la guerre, la guerre toujours recommencée, Elephant, les nègres et les miséreux ?

La construction de l'image montre, cruellement, la lucidité du peintre au-delà de l'imagerie pieuse.


 Edward Hopper, Compartment C, car 293 perspectives 599

Edward Hopper, Compartment C, car 293

 

Une perspective étrange mène à un point de fuite hors-cadre.

La vue de la fenêtre est un tableau dans le tableau, une fenêtre ouverte (Leon Battista Alberti, De pictura, 1435), sur un monde clos. Le pont est parfaitement net et non pas filé comme le saisirait un appareil photographique. La ligne de la fenêtre passe par les yeux de la liseuse et rejoint, plus loin, celle de la pliure d'une revue blanche.

 

 Ambrogio Lorenzetti, L’Annonciation, 1344 599

Ambrogio Lorenzetti, L’Annonciation, 1344 

 

L'éclairage mystérieux vient on ne sait d'où : la lampe en applique ne donne pas de lumière.

 

Légende, ce qui est donné à lire.

 

 Edward Hopper, Chop Suey

Edward Hopper, Chop Suey, 1929, huile sur toile, 81x96

 

Un couple se défait tranquillement.

Deux dames prennent le thé.

Le soleil s'infiltre discrètement.

 

C'est un couple en formation.

Ils se sont rencontrés autour d'une poêlée de légumes.

Une table, seulement.

 

Une affaire de chapeaux.

Deux dames en bleu parlent chiffons.

Le soleil bleu et le silence blanc.

 

Un homme et une femme sont assis l'un en face de l'autre.

À côté, deux femmes, près d'une fenêtre.

Au-dehors, on ne voit personne, peut-être n'y a-t-il plus personne, le monde est clos, l'histoire est là.

 

 Edward Hopper, Compartment C, car 293

Edward Hopper, Compartment C, car 293, 1938, huile sur toile 50,8 x 45,7

 

Vous avez choisi un compartiment de luxe pour vous seule, vous lisez – lisez-vous ? – une revue, le paysage est immobile, vous avez fait ce voyage l'année dernière, souvenez-vous, la même fenêtre, et vous portiez déjà cette robe, vous alliez rejoindre votre amant, en cours de route vous avez changé, aujourd'hui vous reprenez la même voie, sans fin, éternelle.

 

 Edward Hopper, Nighthawks

Edward Hopper, Nighthawks, 1942, huile sur toile, 84 x 152

 

Des oiseaux de nuit dans une cage de verre. L'ombre couvre la ville malgré le reflet falot de chez Phillies. Nulle rumeur ne monte de la rue. Le temps s'est arrêté. Ils sont venus se réfugier à la lumière crue des néons en attendant le jour. Y aura-t-il encore un autre jour ?

Edward Hopper, Grand Palais, Galeries nationales, 10 octobre 2012 – 28 janvier 2013.

 

 

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